Depuis hier migraine atroce. Naramig, douches, rien n'y fait.
Pour me soulager, je décide d'aller marcher un peu, avant de récupérer les filles à l'école.
Juste à côté de la maison. Une promenade que j'ai souvent faite avec mon amie.
Je longe le parking, je monte les petits escaliers, je marche un peu vers la gauche (enfin je crois).
Et là... je me retrouve bloquée au bout de 100 mètres. Impossible de me rappeler la direction à prendre. J'ai beau me concentrer, tenter de me souvenir. Rien n'y fait.
Une promenade que j'ai pourtant faite à plusieurs reprises, toujours la même.
Je sens les larmes monter contre ce cerveau qui refuse de plus en plus de m'obéir.
Je lutte un moment, je ne peux pas ne pas me souvenir de ce chemin, pas celui-là, pas cette promenade-là, ce n'est pas possible ! Je refuse de ne pas pouvoir évidemment. Et pourtant si.
Impossible de savoir comment poursuivre. Je me retrouve là, juste après les escaliers, sans savoir comment aller plus loin. Comme si un mur avait été construit juste à l'entrée du chemin que nous empruntions. Je suis obligée de me résoudre à rentrer. Pour ne pas me perdre pour de bon.
Autant dire que ma migraine est toujours là.
Donc voilà :
Tout neurochirurgien capable de me greffer une boussole dans le cerveau sera le bienvenu.
Et tant qu'à faire autant en profiter pour y rajouter le gène de la patience,
apparemment visiblement déficient chez moi.
Salaire nul. Reconnaissance éternelle. (Des deux "parties" souffrant de cette déficience ! )
Kalina