Parfois il est vital de se dire des choses, de se les dire assez fort pour y croire...

Se dire, par exemple, qu'un message d'amitié sur un Livre d'or a été effacé par erreur, en même temps qu'un autre ; ou bien se dire que la douleur de l'Autre était trop forte, aussi forte que la nôtre, et qu'effacer ce message était un besoin, un acte de survie...

Le comprendre mais pourtant avoir mal.

"Car le besoin de ne pas croire la vérité
quand elle est insoutenable
est aussi fort que le besoin
de croire l'illusion ou le mensonge
quand ils sont réconfortants"

Kalina

L'autre...

Quel émoi devant ce moi
Qui semble frôler l'autre,
Quel émoi devant la foi
De l'une qui pousse l'autre,
C'est la solitude de l'espace
Qui résonne en nous
On est si seule parfois
Je veux croire alors qu'un ange passe
Qu'elle nous dit tout bas
Je suis ici pour toi
Et toi c'est moi.

Mais qui est l'autre
Quel étrange messager
Mais qui est l'autre
Ton visage est familier
Mais qui est l'autre
En toi ma vie s'est réfugiée
C'est une amie, c'est Elle.

Toi et moi du bout des doigts
Nous tisserons une autre
Un autre moi, une autre voix
Sans que l'un chasse l'autre,
J'ai dans ma mémoire mes faiblesses
Mais au creux des mains
Toutes mes forces aussi
Mais alors pour vaincre la tristesse
Surmonter ses doutes
Il nous faut une amie
L'amie c'est Elle...

Mylène Farmer (texte adapté)